Pendant longtemps, l’assurance vie a été le placement préféré des Français, mais depuis la crise, cet engouement s’est beaucoup atténué, en raison d’une hausse de la fiscalité sur ces produits. Le placement reste toutefois intéressant, à condition de ne pas se tromper.
Quel contrat d’assurance vie ?
Il existe deux sortes de contrat d’assurance vie : les contrats en euros et les contrats multisupport ou « en unité de comptes » (UC). Les contrats en euros sont les plus sûrs, puisque les sommes sont investies en majorité sur des titres sans risques (des obligations…) et une partie très faible est placée dans l’immobilier ou des actions. Le principal avantage du contrat en euros est la sécurité, puisqu’à son terme l’assureur doit rembourser au minimum le montant versé net de frais. De plus, les intérêts obtenus à l’aide de ce placement s’ajoutent au capital, le dernier jour de l’année, et ils sont alors acquis définitivement… et vont donc procurer eux aussi des intérêts. En ce qui concerne les contrats multisupport, leur rendement est souvent plus intéressant que celui des fonds en euros, mais l’investissement est beaucoup plus risqué et l’épargnant risque de perdre tout ou partie de son capital. Dans tous les cas, les sommes investies ne sont pas bloquées et il est possible de retirer les fonds à n’importe quel moment, sous différentes formes. Par contre, c’est la fiscalité qui incite les épargnants à conserver le contrat, car plus le contrat est récent, plus elle est importante.
Les avantages en cas de succession
L’intérêt d’un contrat d’assurance vie dans la gestion d’une succession a diminué car il a perdu une partie de ses avantages fiscaux, toutefois il reste un outil très utile puisque les fonds restent à la disposition de l’épargnant, tant qu’il est en vie. De plus, ce contrat permet de léguer une somme d’argent à la personne que l’on souhaite privilégier, sans pour autant avoir à rédiger et enregistrer un testament, et le bénéficiaire peut être un parent éloigné ou une personne étrangère à la famille. Toutefois, le bénéficiaire doit être clairement identifié, sinon les sommes issues de ce placement seront versées au conjoint ou aux enfants du souscripteur.
Image: FRANCESCO RIDOLFI 340/6726114